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lire Etude: le cannabis particulièrement nocif pour les cerveaux d'ados

mardi 27 août 2013



Les adolescents qui consomment du cannabis seraient particulièrement exposés à des comportements de dépendance et à d'autres effets à long terme, selon des chercheurs de l'Université de Montréal et de l'école de médecine Icahn au centre médical Mount Sinai de New York. Leurs résultats ont été relayés mardi par le site MediQuality. Les chercheurs ont compulsé plus d'une centaine d'études concernant les interactions entre le cannabis et le cerveau des adolescents.

 

Un lien avec des troubles comme la schizophrénie

"Les études épidémiologiques révèlent de façon répétée un lien entre la consommation de cannabis et l'accoutumance subséquente à des drogues dures ainsi que les troubles psychotiques (par exemple la schizophrénie). [...] Lorsque la première exposition se produit vers le début plutôt que vers la fin de l'adolescence, l'impact du cannabis semble plus prononcé pour plusieurs troubles en lien avec la santé mentale, la réussite scolaire, la délinquance et le développement normal vers l'âge adulte", précise le Dr Jutras-Aswad, cité par MediQuality.

 

Des effets sur un cerveau n'est pas encore tout à fait formé

Cette plus grande influence du cannabis sur les jeunes s'expliquerait par la structure changeante de leur cerveau, qui n'a pas encore acquis sa stabilité adulte. Comme les récepteurs chimiques qui captent la substance sont situés sur les zones du cerveau liées à l'apprentissage, la recherche de récompenses, la motivation, la prise de décision, l'acquisition d'habitudes et les fonctions motrices, la consommation de cannabis aurait essentiellement des effets sur ces aspects, pensent les chercheurs. Les adolescents ne seraient toutefois pas tous égaux face au cannabis. Une certaine vulnérabilité liée aux gênes ou aux traits comportementaux est suggérée.







lire Les exemples : « de mauvais outils pour apprendre » les mathématiques (étude)


WASHINGTON, 24 avril 2008 (AFP). Les exemples concrets ne permettent pas de bien assimiler un principe mathématique, selon un étude de l’Université d’Etat de l’Ohio (nord est) à paraître dans la revue Science du 25 avril.


Selon les auteurs, chercheurs au centre pour la Science cognitive de l’Université, les étudiants qui voient pour la première fois une régle mathématique à travers un ou des exemples concrets auront plus de mal à les réutiliser dans un nouveau contexte par rapport à ceux l’ayant apprise à travers un ou des symboles, comme des variables ou des nombres.


« Il est très difficile d’extraire des principes mathématiques d’un problème contenant une histoire », estime Vladimir Sloutsky, co-auteur de l’étude et directeur du centre pour la Science cognitive de l’Université d’Etat de l’Ohio.


Les chercheurs ont examiné comment un groupe d’étudiants de niveau deug-licence mobilisait, dans un nouveau contexte, une règle déjà utilisée au cours d’un exercice. Sur un échantillon de 80 étudiants, certains ont vu un principe mathématique à l’aide d’un ou plusieurs exemples concrets, d’autres n’ont vu celui-ci qu’une seule fois, à travers des symboles génériques. Ces derniers ont pourtant donné 80% de bonnes réponses à un test impliquant le principe dans une nouvelle situation, alors que les autres n’ont pas fait mieux n’ont pas fait mieux que ce que la variable chance leur accordait. « Ils devinaient simplement » a déclaré Jennifer Kaminski, responsable de l’étude.


Les exemples concrets pourraient même perturber l’attention et écarter du vrai problème mathématique, selon Vladimir Sloutsky. Ainsi, sur un panel réduit de 40 étudiants, les sujets qui avaient appris uniquement le principe à l’aide d’images abstraites ont mieux réussi à résoudre un problème que ceux ayant bénéficié à la fois d’un exemple concret et d’une représentation symbolique.


« Ces conclusions remettent en cause une croyance de longue date dans la pédagogie » a déclaré Mr Sloutsky. Les professeurs de mathématiques ont fréquemment recours aux exemples de la vie réelle en classe et dans leurs devoirs.


Or, « nous avons vraiment besoin de présenter ces concepts par des représentations très symboliques », prévient Jennifer Kaminski. « Les étudiants sont ensuite mieux préparés à [les] appliquer dans une variété de situations ».