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lire "Albert II refuse de reconnaître Delphine Boël comme sa fille"

mardi 3 septembre 2013



"Quand j'écoute les déclarations de Madame Selys de Longchamps, il n'y a pas de preuves que Delphine est la fille d'Albert ", a déclaré l'avocat du Palais, Me Guy Hiernaux, cité sur le site internet du journal Le Soir. Quant aux photos diffusées par Paris Match, sur lesquelles on voit le roi Albert II avec Delphine Boël, enfant, et la maman de cette dernière, n'ont pas valeur de preuves selon lui."On y voit un homme, une femme et une enfant. Cela prouve peut-être qu'ils se connaissent mais pas que l'homme est le père", a-t-il ajouté.

D'après le quotidien bruxellois, c'est la première fois qu'Albert II réagit via son avocat à la procédure en reconnaissance de paternité introduite par Delphine Boël. Pour ce qui est de la position du roi Albert, l'avocat précise qu'il n'a plus eu de contact avec le roi depuis avant son abdication, mais qu'à ce moment-là "le roi refusait de reconnaître Delphine Boël comme sa fille".       

 

Pour établir son lien de filiation

Delphine Boël a poursuivi ce mardi ses démarches judiciaires pour faire établir son lien de filiation. Albert II a évoqué en 1999 "la crise" que son couple avait traversée dans les années 1960 et 70, mais il n'a jamais reconnu officiellement que Delphine Boël était sa fille. En juin, l'artiste plasticienne de 45 ans avait cité à comparaître Albert II, bien qu'il soit à l'époque protégé par une immunité totale, mais aussi Philippe et sa soeur, la princesse Astrid, pour que la justice établisse qu'elle était bien la fille de l'ancien chef de l'Etat, âgé de 79 ans.

 

Une nouvelle procédure visant uniquement Albert II 

Albert II étant redevenu un justiciable comme les autres après son abdication le 21 juillet et Philippe étant à présent intouchable, l'avocat de Delphine Boël a annoncé ce mardi au tribunal de Bruxelles qu'elle annulait sa première action et qu'elle en introduirait une autre lundi prochain. Cette nouvelle procédure visera uniquement Albert II et son père légal, Jacques Boël, dont elle doit d'abord "contester" la paternité pour pouvoir faire établir celle de l'ancien souverain. Delphine Boël porte en effet depuis sa naissance en 1968 le nom de Jacques Boël. Sa mère est l'ex-épouse de celui-ci, la baronne Sybille de Selys Longchamps, avec laquelle le futur Albert II a entretenu une longue liaison à partir de 1966.

 

Le test ADN du roi pas d'actualité 

Cette nouvelle action prendra cependant encore du temps. "Il faut d'abord établir un calendrier avec toutes les parties. Une fois qu'il sera établi, la procédure pourrait s'achever en juin ou en septembre 2014", explique Guy Hiernaux. En outre, il faut donc d'abord que la paternité de Jacques Boël soit supprimée, avant de pouvoir commencer l'action envers le roi Albert. "Mais au civil, toute personne peut refuser de se soumettre à un test ADN", explique l'avocat du roi Albert. Les conséquences d'un refus doivent être appréciées par le tribunal "et sur ce point là, la jurisprudence est divisée", indique Guy Hiernaux. Pour certains tribunaux le refus de se soumettre à ce test est une sorte d'aveu implicite, alors que d'autres ne tirent aucune conclusion. "Dans le deuxième cas, il faut passer par d'autres voies pour démontrer un lien ou non", précise l'avocat du Roi.     

 

Révélations de Sybille de Selys Longchamps

Sybille de Selys Longchamps a longtemps gardé le silence, y compris après la révélation de l'existence de Delphine dans un livre paru en 1999. Mais elle doit donner des détails inédits dans un entretien diffusé ce mardi soir sur la chaîne flamande VTM et mercredi sur RTL-TVI (voir encadré), dans lequel elle égratigne notamment l'épouse d'Albert, Paola, et l'Eglise catholique.
 
S'il était déjà connu que cette relation avait failli causer le divorce entre Albert et Paola en 1976, le journal Le Soir a ajouté ce mardi que, dès 1969, Albert et Paola avaient déjà sérieusement envisagé la séparation mais que le roi Baudouin avait à l'époque demandé à son frère Albert de "reporter de quelques années son projet de divorce". Finalement, le couple s'était réconcilié en 1984.







lire Polémique autour d'une photo de Delphine Boël et du roi Albert II

jeudi 29 août 2013



L'hebdomadaire "Paris Match" a publié ce jeudi une photo de Delphine Boël, enfant, accompagnée de sa mère et du roi Albert II, alors prince. Présentée comme exclusive, cette photo a immédiatement déclenché l'ire d'un journaliste de la chaîne de télévision flamande VIER, qui affirme qu'il s'agit d'une capture d'écran de son reportage à paraître début septembre sur la fille présumée d'Albert II.


Le rédacteur en chef de Paris Match Belgique, Marc Deriez, dément: "Nous avons obtenu la photo d'une source fiable, que je ne citerai pas, et précisé dans l'article qu'elle faisait partie d'un reportage de VIER. J'estime que nous avons rempli notre mission journalistique", a-t-il réagi. Eric Goens, le journaliste de VIER et auteur du documentaire en question, intitulé "Onze dochter heet Delphine" (Notre fille s'appelle Delphine), dénonce l'exclusivité annoncée par Paris Match, l'acquisition illégale de cette photo et l'utilisation de citations sans mentionner leur source. Il assure qu'il détient l'intégralité des droits d'auteur du reportage.

Joint par l'agence Belga, M. Deriez argue que l'exclusivité de Paris Match Belgique "ne concerne pas cette photo, mais l'interview et le reportage photographique réalisés avec Sybille de Sélys Longchamps et sa fille Delphine. Notre publication est le fruit d'un travail en profondeur de plusieurs mois", affirme-t-il.

Le Conseil de Déontologie journalistique (CDJ), qui n'a pas connaissance du fond de l'affaire, n'a pas souhaité se prononcer sur ce cas précis. Mais il explique qu'une telle publication pourrait constituer une infraction à la loi, du point de vue des droits d'auteur, et à la déontologie, si la source de la photo et des citations n'est pas clairement indiquée. Le CDJ, qui fonctionne en tant qu'autorité morale, ne peut pas empêcher la publication d'un article. Seul un juge saisi dans le cadre d'une plainte pour violation des droits d'auteur pourrait trancher et imposer des sanctions.

Le documentaire sera diffusé début septembre sur VIER et RTL-TVI.