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lire Cancer du poumon : un nouvel outil pour mieux le dépister

jeudi 5 septembre 2013


Selon une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of Medicine, des chercheurs canadiens viennent de mettre au point un logiciel informatique qui permet de déterminer à 90% si des lésions ou des tâches pulmonaires sont bénignes ou cancéreuses, chez des personnes qui ont un risque élevé de développer un cancer du poumon. Ce logiciel s’appuie sur la tomodensitométrie, une technique d'imagerie médicale en 3D assistée par ordinateur: «Nous savions que cette technique d’imagerie en 3D est performante et peut sauver des vies. Mais les recherches prouvent que ce logiciel peut prédire avec exactitude quelles sont les lésions qui sont cancéreuses et celles qui ne le sont pas» explique le Dr Stephen Lam, professeur de médecine à l'Université de Colombie-Britannique (Canada) et principal auteur de ces travaux.

Ce nouvel outil de dépistage présente surtout l’avantage pour le patient d’éviter la biopsie, c’est-à-dire le prélèvement chirurgical d’un fragment de la tumeur, qui doit parfois être pratiquée plusieurs fois pour avoir des résultats.

Un cancer souvent diagnostiqué trop tard

Pour tester ce logiciel, les médecins canadiens ont suivi deux groupes de fumeurs et anciens fumeurs. Dans un premier groupe de 1.871 participants soumis à des tests entre 2008 et 2010, un total de 7.008 lésions ont été détectées dont 102 étaient cancéreuses. Dans le second groupe de 1.090 personnes, 5.021 lésions ont été découvertes dont 42 étaient malignes. «Cette recherche a permis également de montrer que les lésions situées dans les lobes supérieurs du poumon ont une plus grande probabilité d'être cancéreuses.»

Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents: en France, avec près de 37 000 nouveaux cas par an (27 000 hommes et 10 000 femmes), le cancer du poumon se place en quatrième position derrière ceux de la prostate, du sein et du colo-rectum. En revanche, le cancer du poumon (dont le tabac est le principal responsable dans neuf cas sur dix) se hisse à une sinistre première place en terme de mortalité car il est souvent diagnostiqué trop tard, en l’absence de symptômes caractéristiques.

 








lire 3eme plan Cancer : réduire les inégalités

mercredi 4 septembre 2013


Dans le cadre de la préparation du troisième Plan cancer, une mission d’orientation a été confiée à Jean-Paul Vernant, professeur d’hématologie à l’Université Pierre et Marie Curie.

Le Pr Jean-Paul Vernant a mené une réflexion approfondie sur les enjeux de la lutte contre les cancers en insistant sur les thématiques suivantes : prévention et dépistage, recherche, métiers, formations et pratiques de la cancérologie, parcours de soin vie pendant et après le cancer. Des axes de développement pour réduire les inégalités de la population face aux cancers.

Les objectifs du troisième Plan cancer

Ce nouveau Plan cancer a pour objectif de réduire effectivement les inégalités liées au cancer. Pour cela, il est essentiel d’adapter le système de santé et simplifier l'organisation pour une meilleure efficacité des dépistages et des soins.

D’après le 2eme plan Cancer, 4 facteurs créent des inégalités dans la prise en charge des cancers : les délais de diagnostic et de prise en charge (un problème géographique), l’accès aux technologies et aux médicaments (la France ne compte pas assez d’IRM), le suivi du patient après le traitement et le problème financier de la prise en charge et des dépassements d’honoraires.

Le Pr Jean-Paul Vernant propose de développer le renforcement de la prévention pour un meilleure dépistage, la continuité des soins entre l’ambulatoire et l’hospitalier pour un meilleur suivi du traitement, l’amélioration de la vie des patients pendant et après le cancer, et surtout la prise en compte renforcée des inégalités sociales, géographiques, comportementales pour réduire les inégalités.


Des axes prioritaires pour atteindre ses objectifs

Pour le troisième Plan Cancer, le professeur Jean-Paul Vernant annonce « que cinq axes transversaux ont été identifiés comme prioritaires : le rôle central du médecin généraliste doit être renforcé, une meilleure association du patient, l’organisation des systèmes d’information, le développement d’une médecine personnalisée et une meilleure prise en compte de l’impact financier de la maladie et des traitements sur la vie sociale et professionnelle doivent être mises en place ».

Le cancer en France

Le cancer est la principale cause de mortalité en France avec 148 000 décès estimés en 2012 et 355 000 nouveaux cas par an. Le risque individuel de cancer augmente alors que le risque de décès par cancer diminue. Cependant on estime à près de 80 000 le nombre de décès évitables qui peuvent faire l’objet de mesures de prévention.

Mais, le cancer en France est la pathologie dans laquelle les inégalités de santé sont très marquées par rapport aux autres pathologies et par rapport aux autres pays européens. La réduction des inégalités de mortalité par cancer constitue un objectif que la France doit atteindre dans les 10 prochaines années.

 






lire Plan Cancer 2009-2013 : le tabac tue toujours trop

vendredi 23 août 2013


Ce rapport montre qu’entre 2009 et 2012, 85% du budget prévu a déjà été dépensé et parmi les 118 actions prévues et engagées, 60% ont été déjà réalisées ou le seront d’ici la fin de cette année.

«Mille nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués quotidiennement en France et quatre cents personnes en décèdent chaque jour. Si l’incidence des cancers a augmenté au cours des trente dernières années, la mortalité a reculé grâce aux progrès thérapeutiques et à l’impact des diagnostics plus précoces. Les perspectives en termes de guérison et de survie à long terme évoluent très favorablement mais avec de grandes différences selon les types de cancer et toujours de fortes répercussions dans la vie pendant et après la maladie pour les personnes atteintes et leurs proches», rappelle Dr Jean-Yves Grall, directeur général de la Santé.

Un renforcement de la qualité

Ce plan a renforcé la qualité et la sécurité des soins sur l’ensemble du territoire. Des organisations ont été adaptées pour la prise en charge des enfants atteints de cancer, des patients âgés ainsi que des personnes atteintes de cancers rares. Le plan s’est aussi engagé dans des voies nouvelles pour soutenir les innovations thérapeutiques, et faire progresser la recherche, notamment dans le domaine de la génomique des cancers.

Une médecine plus personnalisée

L’accès à la médecine personnalisée et la participation aux essais cliniques ont également progressé.

De plus en plus de malades bénéficient de thérapies ciblées accessibles quel que soit le lieu de prise en charge. La poursuite de ces programmes permettra d’optimiser les stratégies thérapeutiques par des thérapies ciblées.

Des efforts à pourvoir

En dépit des mesures prises pour lutter contre le tabac, la consommation tabagique n’a pas reculé. Elle est la première cause de décès lié au cancer en France, et n’a pas diminué. Elle contribue largement aux inégalités, en progressant chez les femmes et parmi les chômeurs.

Les efforts sont également à poursuivre pour mieux comprendre les inégalités face au cancer et agir plus efficacement pour les réduire. A ce titre, l’annonce d’un nouveau Plan cancer doit permettre de renforcer la prévention des principaux facteurs de risques de cancer, dont le tabac, et d’envisager de nouvelles stratégies pour améliorer l’efficacité et l’accès au dépistage des cancers.

Un besoin d’IRM

Les équipements d’imagerie pour le diagnostic et la surveillance des cancers ont été développés (33 appareils d’IRM supplémentaires installés). Mais cette dynamique est à poursuivre afin de réduire les délais d’accès aux examens. Les effectifs médicaux en formation ont progressé, avec une augmentation du nombre d’internes en oncologie-radiothérapie (plus 26 % entre 2008 et 2012) et en anatomopathologie (de 48 %), qui devrait s’accompagner d’un accroissement des postes hospitalo-universitaires dans les disciplines liées au cancer.

«Les enseignements tirés de dix ans de travail collaboratif dans le domaine du cancer aideront à concevoir le nouveau Plan cancer avec pour objectifs de conforter les avancées réalisées et de s’engager dans de nouvelles actions afin de progresser encore face aux cancers » conclue le Dr Jean-Yves Grall, Directeur général de la Santé.

Source : Ministère des Affaires sociales / plan cancer