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lire Les montres intelligentes à la recherche de leur public

jeudi 5 septembre 2013


"Petit bijou", "plutôt cool", "voici mon cadeau de Noël", "woow !!". Sur Twitter, les commentaires élogieux de passionnés fusaient au lendemain de la présentation officielle par Samsung de sa montre "Galaxy Gear". Les critiques aussi: trop grosse, inutile, design guère élégant...

Reliée au dernier smartphone du coréen par Bluetooth, cette montre de 74 grammes avec un écran de 4 centimètres prévient de l'arrivée d'un mail ou de notifications sur les réseaux sociaux, permet d'écouter de la musique, de faire des photos, de dicter des SMS et de passer des coups de téléphone. Bref, comme un smartphone, mais directement de son poignet, sans sortir son téléphone.

"Il y a quelques années personne n'aurait deviné que les smartphones prendraient une telle part dans notre vie quotidienne. Je pense que les smartwatches peuvent exactement de la même façon devenir une part de notre mode de vie", souligne J.K. Shin, responsable de la division mobile de Samsung Electronics. Il voit les deux appareils coexister et non l'un chasser l'autre.

Plusieurs groupes avaient déjà fait un essai dans les montres connectées il y a plusieurs années. Mais la demande n'était pas là. Aujourd'hui, vu le nombre de fabricants dans les starting-blocks pour s'attaquer à ce marché, le succès pourrait suivre. D'autant plus que les marchés des smartphones et des tablettes commencent à saturer.

Mais les montres connectées peuvent-elles devenir un objet du quotidien comme le sont nos téléphones ? Annette Zimmermann, analyste au cabinet Gartner, en doute.

"Pour l'heure, la demande des consommateurs est très faible en comparaison avec n'importe quel autre appareil mobile. (...) C'est encore un produit de niche et seulement une très petite fraction de consommateurs vont remplacer leur smartphone par une smartwatch dans les cinq prochaines années", explique-t-elle à l'AFP.

Actuellement, aucune des montres présentées ne fonctionne comme un smartphone autonome. Mais "même en complément d'un smartphone, le décollage de la demande sera limitée", ajoute Mme Zimmermann.

Selon l'analyste, le design, sur lequel Apple et son hypothétique "iWatch" est attendu, et le prix auront une importance décisive.

Les tarifs affichés sont relativement abordables, avec probablement 299 euros pour la Samsung, presque 200 euros pour la Smartwatch 2 waterproof de Sony, 180 euros pour la dernière G-Shock de Casio, pionnier du secteur, et 150 dollars pour précommander celle de Pebble, créée grâce au financement des internautes.

La fédération allemande de la high-tech Bitkom se montre beaucoup plus optimiste sur leur avenir. D'après un sondage, 38% des Allemands s'intéressent aux montres intelligentes et 16% sont déjà sûrs de vouloir en porter une, ce qui ferait plus de 11 millions d'acheteurs potentiels dans le pays. Essentiellement des hommes et des moins de 30 ans.

Le cabinet Canalys mise pour sa part sur la vente de plus de 5 millions de ces montres dans le monde en 2014, contre 500.000 en 2013, une fois que des mastodontes comme Microsoft, Google et surtout Apple auront rejoint les Samsung, Sony ou Motorola déjà présents.

"Les montres intelligentes seront la plus importante nouvelle catégorie de produits électroniques depuis que l'iPad a lancé le marché des tablettes", en 2010, estimaient cet été les analystes de Canalys.

Pour séduire, Samsung joue la carte de la mode. La firme veut convaincre "ceux qui n'achètent pas des appareils seulement pour répondre à des besoins pratiques mais aussi pour avoir un style".








lire Base Jump : un Belge à la recherche d'adrénaline dans la jungle péruvienne

lundi 2 septembre 2013


Loin des athlètes médiatiques, notre petit pays possède également de grands sportifs aux passions déroutantes. Parmi celles-ci, le base jump ; et l’une de ces stars se nomme Cédric Dumont.
 
Ce jeune Bruxellois a effectué l’an dernier le tout premier B.A.S.E. jump jamais réalisé depuis les chutes de Gocta, au Pérou, qui se placent au cinquième rang des cascades les plus hautes du monde. Au cours de son vol de dix secondes au-dessus de la jungle péruvienne, il a atteint la vitesse maximale de 200 km/h.
 
Accompagné de Johnathan Florez, un jumper colombien qui a filmé le vol, et de deux secouristes locaux, qui l’ont aidé à se frayer un chemin à travers la végétation dense, le B.A.S.E. jumper et wingsuiter belge a commencé son aventure du sommet de la première cascade (540 m) à 6 h 00 du matin, avant de trouver une zone de lancement idéale après quatre heures de marche. Peu après 10 h 30, les conditions optimales étaient réunies pour réaliser son exploit.
 
Cédric Dumont a exécuté ce B.A.S.E. jump extrêmement technique en à peine dix secondes, atteignant la vitesse maximale de 200 km/h avant d’ouvrir son parachute et d’effectuer un atterrissage parfait au pied de la cascade.
 
« Gocta est un endroit vraiment spécial. Lorsque j’ai entendu parler de cette cascade gigantesque et inaccessible, je me suis dit que c’était un site idéal pour réaliser un projet magnifique. Ce saut entre assurément dans le top cinq de ma carrière », a déclaré le sportif de 43 ans, qui compte parmi ses exploits le record du monde du B.A.S.E. jump le plus bas – réalisé depuis le pont à péage de l’autoroute M50 à Dublin, qui s’élève à 38 mètres de hauteur. « A Gocta, la partie la plus délicate du saut est liée à la cascade en elle-même : la chute d’eau crée un vent violent et des turbulences, et la paroi est très proche. Par conséquent, l’espace disponible pour sauter est extrêmement limité et il n’y a aucune échappatoire possible », a-t-il confié au Magazine Red Bull.