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lire Les domiciliations fictives dans le viseur du gouvernement

vendredi 30 août 2013



Les domiciliations fictives, ce sont les fameuses "boîtes aux lettres", des habitations prétendument occupées, qui permettent de percevoir frauduleusement des allocations sociales ou de chômage. "Ce qui est évidemment très problématique, c'est que ça entraîne une fraude sociale qui coûte énormément à la sécurité sociale, et qui dès lors peut menacer sa survie. Donc c'est important de pouvoir nous assurer que les prestations sociales soient données à bon escient parce que si les gens fraudent, à un moment ils pénalisent tout le monde, et à un moment on doit arriver à une baisse des prestations sociales, ce qui n'est pas du tout notre objectif", explique la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet à notre journaliste Justine Sow.

 

Données croisées

Les premières victimes de ces domiciliations fictives sont l'ONEM et les institutions qui versent des allocations. Pour vérifier les adresses et traquer les fraudeurs, l'office national de l'emploi croise ses données avec celles du registre national. "Ca a donné comme conséquence, qu'en 2012 notamment, on est tombé sur pas mal de cas d'erreurs de la part des chômeurs", explique Wouter Langeraert, directeur du service central de contrôles de l'ONEM, au micro de notre journaliste.

 

Des réseaux de type criminel

Qu'il s'agisse d'erreurs ou fraudes, les conséquences peuvent être lourdes: de l'exclusion temporaire du chômage par exemple, au renvoi vers la justice. "Il n'y a pas que les personnes qui le font elles-mêmes, il y a aussi les organisateurs de fraudes qui créent des adresses fictives, ça participe vraiment à des réseaux que l'on considère parfois de type criminel", ajoute la ministre.

On ne dispose d'aucun chiffre précis sur le manque à gagner provoqué par les domiciliations fictives. Mais dans la lutte contre la fraude sociale et fiscale, le gouvernement veut récupérer 800 millions d'euros en un an.







lire Jean-Jacques Viseur "serein mais furieux" de son renvoi en correctionnelle

mardi 27 août 2013



Bourgmestre pendant cinq ans lors de la précédente législature, Jean-Jacques Viseur fait l'objet de poursuites dans le cadre du choix du cabinet d'avocats Bossard, à Charleroi, désigné pour étudier le dossier du projet "Rive gauche" d'aménagement de la Ville-Basse. Le fils de Jean-Jacques Viseur, Me François Viseur, avait collaboré à ce cabinet d'avocats, et selon le parquet, l'ancien bourgmestre avait favorisé pour cela le choix de ce cabinet.

 

"Ni mon fils, ni moi n'avons eu un quelconque avantage financier à ce choix"

Interrogé par l'agence Belga, Jean-Jacques Viseur a nié mardi toute prise d'intérêt. "Ni mon fils, ni moi n'avons eu un quelconque avantage financier à ce choix", explique-t-il, parlant d'un "dossier vide". Pour lui, ce sur quoi s'appuie le parquet relève à la fois du "subjectif" et du "virtuel". "J'aurais choisi ce cabinet d'avocats pour aider la carrière de mon fils en son sein", mais, a-t-il ajouté, Me François Viseur, collaborateur occasionnel du cabinet Bossard, n'a jamais traité aucun dossier en rapport avec Charleroi.

 

Des poursuites basées sur le "tous pourris"

L'ancien bourgmestre se déclare "serein mais aussi furieux" de ce qu'il estime être "la légèreté" du parquet. "De telles poursuites, sur de telles bases, permettent tous les amalgames et toutes les formes de populisme basées sur le 'tous pourris'", dit-il encore. (Belga)







lire Jean-Jacques Viseur dans la tourmente: a-t-il passé un marché public favorisant son fils?



Jean-Jacques Viseur est soupçonné de prise illégale d'intérêt. Le parquet de Charleroi aimerait qu'il soit renvoyé devant un tribunal correctionnel. La chambre du conseil de Mons devra se prononcer en octobre sur cette demande de renvoi.

 

Que lui reproche-t-on?

L'ancien bourgmestre de Charleroi aurait donné des contrats à un cabinet d'avocat, le cabinet Philippe & Partners où travaillait son fils. Jean-Jacques Viseur a toujours nié ces accusations en argumentant que bien que son fils fasse bien partie de ce cabinet international, il ne travaillait pas dans le bureau concerné.

"J'étais intervenu en demandant des comptes au bourgmestre, en lui demandant 'est-ce normal que le Collège ait passé un marché public avec un avocat où votre fils travaille?'. Et il m'avait répondu: 'Mais mon fils ne travaille pas dans ce cabinet d'avocats carolos. Il travaille pour le même cabinet d'avocats à Bruxelles mais n'a pas de dossier traité à Charleroi'", a expliqué Luc Parmentier, chef de file Ecolo au conseil communal de Charleroi, au micro de Frédéric Moray pour Bel RTL.

 

Injoignable

L'ancien bourgmestre qui s'est retiré de la vie politique pour des raisons de santé était injoignable ce lundi. De son côté, le cdH de Charleroi devrait réagir prochainement par communiqué.