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lire La piscine augmente le risque d'asthme et d'eczéma chez l'enfant

mercredi 4 septembre 2013


En mai dernier, une étude belge démontrait les effets du chlore sur les enfants de moins de 3 ans. Ces derniers ont un risque accru d’allergies aux acariens s’ils fréquentent trop souvent les piscines.

Selon une nouvelle étude, le chlore aurait également une influence sur le bébé in utero. Des experts anglais ont montré que l’exposition des femmes enceintes à des substances chimiques en suspension tels que le chlore des piscines ainsi que certains composés trouvés dans les produits de nettoyage, pourrait être responsable de la multiplication par cinq des allergies héréditaires depuis 50 ans. L'exposition à ces produits chimiques pendant la grossesse modifierait le système immunitaire de l'enfant. Il serait plus susceptible de développer une réaction comme l’eczéma, ou une allergie comme l'asthme et le rhume des foins.

Le dermatologue John McFadden, l’un des auteurs de l’enquête, conseille cependant aux femmes enceintes la sortie d’une étude plus poussée sur la question avant de les déconseiller formellement de se rendre à la piscine. En effet, la natation est jusqu’à maintenant un sport recommandé aux femmes enceintes car il leur permet de se dépenser sans souffrir de leurs poids. Si vous avez la chance d’habiter au bord de la mer ou dans une ville dont la piscine est traitée à l’ozone au lieu du chlore, privilégiez donc ces lieux de baignade.

Cette étude publiée dans le British Journal of Dermathology a été menée par des chercheurs de l’Institut dermatologique Saint-John à Londres.

 








lire Tuberculose multirésistante : le nombre de cas augmente en France

jeudi 22 août 2013


Alors que le nombre de cas de tuberculose en France est en baisse, une étude publiée par Eurosurveillance révèle une augmentation des cas de tuberculose multirésistante, causée par des micro organismes qui sont résistants aux médicaments antituberculeux les plus efficaces. Cette maladie, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé environ 630000 cas dans le monde en 2011, aurait été rencontrée en particulier chez des personnes nées dans des pays de l’ex-Union soviétique. L’équipe du centre d’Eurosurveillance fait état de 69 cas en 2011 et 92 cas en 2012. Une nette augmentation face aux 50 cas observés en 2010.

Les experts soupçonnent en particulier les malades originaires de Géorgie: si seul 2 cas de tuberculose multirésistante ont été recensés en France en 2006, ce sont 26 Géorgiens qui ont été traités en 2012. "La mauvaise prise en charge des cas de tuberculose non résistante, qui provoque l’apparition des résistances, est un problème persistant partout dans le monde, même dans les pays européens à revenu élevé et à faible incidence de la tuberculose", explique l’OMS.

Les chercheurs d’Eurosurveillance ajoutent d’ailleurs en marge de leur étude que les médecins devraient être informés de ce phénomène, car ils soupçonnent une immigration purement médicale. Une inquiétude partagée par les experts de l’OMS: "Le nombre des cas incurables de tuberculose multirésistante est en augmentation dans plusieurs pays et la dispensation de soins adaptés à ces cas, en particulier pour ceux qui sont en échec thérapeutique, est difficile et a des conséquences évidentes sur les plans logistique, éthique et économique."