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lire Le Japon en lutte contre l'addiction des jeunes à Internet

mardi 3 septembre 2013


Ils seraient 518 000 selon les autorités nippones à souffrir de ce mal des temps modernes. Les lycéens et étudiants "trop accros à Internet" et qui souhaitent en découdre avec leur addiction peuvent désormais choisir d’aller dans un "camp" de désintoxication. Ces centres facultatifs aideront les jeunes à débrancher du Web et des réseaux sociaux en les privant pendant leur cure de toute connexion à Internet, des jeux vidéo mais aussi de leur téléphone portable.

Les joies des écrans sont remplacées par celles du sport en plein air et d’autres activités plus épanouissantes comme la relaxation. Les résidents sont accompagnés de spécialistes qui leur prodiguent des conseils pour continuer dans la bonne voie une fois rentrés à la maison. Une récente étude japonaise a fait état de chiffres inquiétants sur cette addiction à Internet. Sur les 98 000 jeunes japonais interrogés, 8.1 % ont été considérés comme "pathologiquement" accros au web. Cette addiction se manifeste généralement par un isolement chez le jeune utilisateur. Ce repli social peut s’accompagner de troubles du sommeil, de l’alimentation et de fatigue.

Le Japon, un cas non isolé

Le phénomène de cyberdépendance n’est pas l’apanage du Japon. Tous les pays riches semblent touchés par ce problème. Aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne mais aussi en France, de plus en plus d’études s’intéressent à ces nouvelles addictions.

L’idée de centres de désintoxication numérique a déjà fait son chemin : aux Etats-Unis où il existe des structures spécialisées et en Chine, dans une version plus radicale. En France, le centre de référence sur le jeu excessif, installé dans le CHU de Nantes, s’occupe parmi d’autres dépendances des pratiques virtuelles. Un récent sondage IFOP pour l’Observatoire Netexplo a révélé que 73 % des internautes français ne peuvent plus se passer d’Internet.

En l’absence d’accompagnement spécialisé, c’est aux parents ou aux ados eux-mêmes de se responsabiliser face au risque de devenir "web addict". Le blogueur Thierry Crouzet, auteur de "J’ai débranché, comment revivre sur Internet après une overdose", a expérimenté tout seul une cure de “désintoxication” à Internet. Il assure qu’il est possible pour un jeune de passer du temps sur Internet sans devenir accro à condition de surfer avec modération et "en pleine conscience". Il préconise aussi de faire de temps en temps quelques pauses numériques. Reste à convaincre les ados concernés.

 








lire Nutrition : l'addiction au sucre, ça existe !

lundi 2 septembre 2013


Nous sommes nombreux à craquer dans la journée pour des bonbons, des barres chocolatées ou d’autres friandises, au point parfois d’avoir de véritables envies irrépressibles. Serait-on dépendant au sucre? La question a déjà fait couler beaucoup d’encre chez les experts, mais une nouvelle étude dirigée par l’Ecole de médecine de Harvard semble indiquer que l’addiction au sucre, cela existe bel et bien.

Le Dr Belinda Lennerz, endocrinologue, et son équipe, dont l’étude vient d’être publiée sur le site américain The Conversation ont cherché à savoir si le fait de ne pas pouvoir s’empêcher de manger des aliments sucrés, même sans voir faim, pouvait être considéré comme une addiction. Pour cette étude, ils ont donc créé deux sortes de milkshakes: l’un à base de produits à index glycémique élevé (donc provoquant un pic rapide puis une chute du taux de sucre dans le sang) et l’autre à base de produits à index glycémique bas (qui provoque relativement peu de modification du taux de sucre dans le sang). Mais tous deux avaient le même goût et la même saveur sucrée. Ils ont ensuite proposé ces milkshakes à 12 hommes en surpoids, plusieurs jours de suite et dans un ordre aléatoire. Ils ont alors constaté que quatre heures après avoir consommé le milkshake à IG haut, les hommes avaient beaucoup plus faim qu’avec le milkshake à IG bas. Mais ils ont surtout observé, grâce à un IRM, que les milkshakes très sucrés activaient la même zone du cerveau que certaines drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne.

«Cette découverte indique que l’addiction au sucre peut bel et bien exister chez certaines personnes» explique le Dr Lennerz. «Alors que la nourriture est avant tout essentielle à la vie, de nombreuses personnes mangent bien plus que le nombre de calories dont leur corps a besoin pour bien fonctionner et ne peuvent s’empêcher de vider le frigo ou le placard. Cette découverte devrait nous permettre de repenser certaines approches nutritionnelles, notamment chez les personnes qui n’arrivent pas à perdre du poids».