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lire La Normandie vue par un photographe passionné

vendredi 30 août 2013


La Photographie est pour Pierre Riberprey un témoin.
Un témoin de ce que l’on voit, de ce que l’on aime et dont on a envie de se souvenir, d’immortaliser. Son travail consiste donc à figer le temps, un instant, un sentiment, une émotion au gré de ses promenades et de ses escapades.
La Normandie, aussi bien l’Eure que la Seine-Maritime en passant par le Calvados, l’Orne et où La Manche, et ses riches paysages sont ses racines profondes et c’est, malgré une envie constante de découvrir de nouveaux horizons, vers elle qu’il revient toujours. Il ne se lasse jamais des variations de couleurs découvertes au détour d’un chemin, des paysages changeants au rythme des saisons et de cette Nature exceptionnelle qui compose sa région, sa Normandie …
Perfectionniste et rigoureux, il capte les détails qui font qu’un champ de blé devient un océan vert ou qu’une simple punaise montre un visage encore inconnu. Mais c’est aussi avec un regard nouveau qu’il nous fait découvrir le milieu urbain et industriel, tel que le port du Havre qui est pour lui un véritable terrain de jeu.
En résumé, Pierre nous montre sous un angle que nous n’imaginerions pas des vues de la Normandie qui donnent envie d’y venir ou d’y rester.
Autodidacte et ancien correspondant de Presse où il fait ses premières armes, il n’a cessé d’évoluer, de rechercher et d’innover pour se spécialiser au fil du temps dans la photo de paysage et de nature en tout genre (flore, faune etc..).
Il participe en tant qu’amateur à plusieurs expositions notamment l’Exposition ‘Pont de Rohan : 500 ans d’Histoire’ à Landerneau en 2010 et de nombreuses autres sur Internet.
Aujourd’hui, fort de ces expériences, il vous présente son travail et décide de faire de cette passion une activité en créant : Nes’ Photographie



lire Dépouillé, torturé, un photographe américain raconte 7 mois de captivité en Syrie

vendredi 23 août 2013



Dépouillé, torturé pour lui faire avouer qu'il était un espion de la CIA, le photographe indépendant américain Matthew Schrier a raconté vendredi à quelques médias sa vie d'otage aux mains d'un groupe islamiste syrien pendant sept mois. Le photographe de 35 ans a été enlevé le 31 décembre en tentant de quitter Alep, sans doute trahi par son chauffeur de taxi.

 

Il a dû abandonner un compagnon lors de sa fuite

Le 29 juillet, il a réussi à s'échapper de sa prison en se faufilant par une lucarne, mais a dû abandonner sur place un autre compagnon d'infortune américain, trop corpulent pour passer, a-t-il raconté dans des entretiens au New York Times et à CNN. "C'est la chose la plus dure que j'ai eue à faire. (...) C'est dur de passer à autre chose parce qu'il est toujours là-bas", a-t-il confié à CNN, sans dévoiler l'identité de l'autre otage. Selon le quotidien new-yorkais, une quinzaine d'Occidentaux ont été enlevés ou ont disparu en Syrie cette année. Fin juillet, Jonathan Alpeyrie, un photographe franco-américain avait été libéré à l'issue de 81 jours de captivité.

 

Ses ravisseurs nonchalants et polis au début

Le récit de Matthew Schrier illustre la détérioration de la situation pour les étrangers et Syriens modérés dans ce pays ravagé par la guerre civile depuis plus de deux ans et où les groupes religieux armés sont de plus en plus présents, selon le Times. Lors de son enlèvement, ses ravisseurs membres du Front al-Nosra, un groupe proche d'al-Qaïda, s'étaient d'abord montré "nonchalants" et "polis", lui offrant même du thé, raconte-t-il. Cela a vite changé.

 

Ils utilisent ses identifiants internet pour rassurer sa mère

Détenu dans une prison où d'autres détenus hurlaient sous les coups, ses ravisseurs lui demandent au bout de quelques jours ses codes de carte de crédit et identifiants internet. Ils usurpent ensuite son identité pour envoyer des courriels rassurants à sa mère et acheter sur eBay ordinateurs portables, iPads et pièces détachées de Mercedes.

 

115 coups de câble métallique sur la plante des pieds

A la fin janvier, Schrier est transféré dans un autre lieu où était déjà détenu un autre Américain "qui semblait être là depuis cent ans", relate-t-il. Là, il est amené face à trois jeunes gens masqués qui l'interrogent dans un anglais parfait, sans doute des Canadiens, pensent-ils. Quelques jours plus tard, ils découvrent un trou creusé dans la porte en bois de la cellule des deux Américains. La sanction est immédiate: il est mis face à terre, la plante des pieds tournée vers le ciel. "Donne lui en 115", dit l'un des tortionnaires, en parlant du nombre de coups assénés sur la plante des pieds avec un épais câble métallique. D'autres séances auront lieu pour qu'il confesse être de la CIA. "Je me disais qu'ils allaient me torturer jusqu'à ce que je le dise", a-t-il expliqué à CNN. Alors, il a avoué. Avec sa conversion à l'islam peu après, ses conditions de détention se sont alors améliorées.