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lire Baclofène : le traitement contre l'alcoolisme autorisé en France

lundi 26 août 2013


Pourquoi cette autorisation était-elle réclamée??

Les médecins pouvaient prescrire du baclofène ?: quelque 7?000 généralistes l’ont fait en 2012?! Mais, en l’absence d’autorisation officielle dans cette indication, c’était à leurs risques et périls. Cette recommandation temporaire d’utilisation (RTU) va sécuriser les prescriptions, les faciliter et permettre un suivi des personnes sous traitement. Elle est assortie d’une obligation de prise en charge globale du patient, sur le plan psychologique par exemple.

Que sait-on de l’efficacité du baclofène??

«Les résultats obtenus sont impressionnants», souligne le Dr Renaud de Beaurepaire, qui a déjà soigné plus de 400?malades avec le baclo­fène. Mais ils dépendent du savoir-faire du prescripteur. Le Pr Ameisen dit obtenir près de 100?% de succès, d’autres annoncent entre 50 et 80?%. La motivation pour s’en sortir est un facteur de réussite. Et cela marche particulièrement bien chez les grands anxieux. Les deux essais en cours en France devraient apporter des précisions. Même si certains les jugent inutiles, car venant trop tard et se déroulant avec des doses trop faibles.

Est-il bien supporté??

Tout dépend comment il est administré. Il est très important de prendre des doses progressives jusqu’au moment où on obtient l’indifférence à l’alcool. Elles sont souvent diminuées par la suite, le traitement pouvant même être arrêté dans certains cas. Cette augmentation par paliers permet de bien gérer les effets secondaires, qui restent bénins dans la majorité des cas (somnolence, vertiges…). Pour le Pr Ameisen, l’apparition d’une somnolence est le signe d’une imprégnation correcte du produit. Mais, comme pour n’importe quel médicament, les effets secondaires sont à surveiller.


Un médicament «?concurrent?» est annoncé. Que faut-il en penser??

Le nalméfène vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché. C’est la même molécule qu’un mé dicament existant (naltrexone), mais conçue pour une diffusion plus lente dans l’organisme. On espère ainsi prolonger son effet de réduction de la consommation d’alcool. «?Il se prend, par exemple, avant une soirée pour éviter de boire. Mais il est beaucoup moins efficace que le baclofène?», estime le Dr?Pascal Gache, spécialiste en addictologie à Genève.


Et demain??

Un baclofène plus dosé et à libération prolongée (Xylka®) est en cours d’expérimentation. Les indications du baclofène devraient par ailleurs s’élargir, notamment pour traiter la boulimie. Les premiers résultats dans ce domaine sont en effet tout aussi spectaculaires que dans l’alcoolisme. Le Pr?Ameisen a manifestement ouvert une voie révolutionnaire dans le traitement des addictions.








lire Alcoolisme : un traitement au LSD efficace?

dimanche 25 août 2013


Paal-Oerjan Johansen, chercheur à l'Université norvégienne de sciences et de technologie de Trondheim a déclaré à l’AFP que « le LSD combiné à d'autres méthodes de traitement a de meilleurs effets contre la dépendance à l'alcool qu'un simple traitement sans LSD ».

Après avoir analysé avec son épouse, elle aussi scientifique, les travaux édités aux Etats-Unis sur les effets du LSD, Paal-Oerjan Johansen conclue « qu'une simple dose de LSD permettrait pendant au moins six mois» de diminuer les risques de rechute des alcooliques et pourraient les convaincre à une totale abstinence ».

Un traitement ni toxique ni addictif

Dans le traitement qu'il préconise, une simple dose de drogues hallucinogènes serait administrée «à des patients informés, sous supervision, dans un cadre confortable» pour les aider à méditer sur leur consommation d'alcool, à prendre conscience de leur situation et à y mettre un terme, a expliqué Paal-Oerjan Johansen. "Les drogues hallucinogènes ne sont pas toxiques ni addictives", explique M. Johansen. "Pour tout traitement, il y a une évaluation des risques qui tient compte des avantages et des inconvénients. L'alcoolisme est une des causes de mortalité les plus répandues dans le monde occidental alors que personne n'est jamais mort d'un traitement au LSD". En ajoutant que "ce traitement ne pourra de toute façon pas être administré à un grand nombre de patients mais seulement à des cas tout à fait particuliers".

Cette nouvelle étude semble confirmer une étude britannique de 2012 publiée dans le Journal of Psychopharmacology qui concluait que cette drogue hallucinogène d’origine synthétique a eu un "effet bénéfique significatif" sur l’alcoolisme et la dépendance pendant six mois après sa consommation.
Ce scientifique norvégien ambitionne d'ouvrir à Oslo une clinique offrant des traitements à base de substances hallucinogènes. «Mais, pour contourner les sévères restrictions sur l'usage médical du LSD et de substances similaires, son dossier devra s'appuyer sur une "documentation scientifique solide", a indiqué Steinar Madsen, un responsable de l'Agence norvégienne du médicament à l’AFP.








lire Maladie de Crohn : découverte d'un traitement prometteur

vendredi 23 août 2013


William Sandborn, directeur du Centre des maladies inflammatoires intestinales à l'université de Californie (San Diego), a mené une étude sur l’efficacité du vedolizumab, un anticorps produit par un laboratoire pharmaceutique japonais Takeda. Les résultats de ces essais cliniques ont été publiés dans le New England of Medecine.

Le védolizumab, un nouvel espoir

"Une nouvelle molécule, le védolizumab du laboratoire japonais Takeda, offre un nouvel espoir aux quatre millions de personnes atteintes de la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, ces pathologies auto-immunes", annonce William Sandborn.

3.000 personnes (1.900 étaient atteints de la maladie de Crohn et 1.100 de rectocolite hémorragique) ont participé à ces essais cliniques. Les malades, dont un groupe témoin a pris un placebo, ont été traités pendant un an et les effets ont été constatés après six semaines.

« L’anticorps administré par intraveineuse contient une molécule ciblant des cellules immunitaires dans l'intestin qui libèrent des protéines responsables de l'inflammation et de la détérioration des tissus du gros et du petit intestin » explique les chercheurs.

« Ces essais cliniques ont montré des résultats très encourageants pour des malades souffrant de la maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique pour qui les traitements conventionnels, comme les stéroïdes ou des suppresseurs du système immunitaire, sont inefficaces", se félicite le Dr William Sandborn, auprès de l’AFP. «Avec l’avantage que ce traitement très ciblé limite le risque d'effets secondaires alors que les traitements traditionnels s'accompagnent d'effets secondaires comme la perte de poids, les nausées et les maux de tête », ajoutent les chercheurs.

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Ce sont les bactéries dites "intestinales" qui sont précisément la cause de ce désordre. Les symptômes de cette maladie, extrêmement désagréables pour le patient, sont bien connus : fortes poussées suivies de phases de rémission, de douleurs abdominales, de diarrhées et de fièvres. Ces maladies peuvent entraîner des complications graves comme une occlusion intestinale, de la malnutrition ou un cancer du côlon, nécessitant parfois une ablation chirurgicale de parties des intestins.
Le laboratoire japonais Tadeka a demandé les autorisations officielles des agences américaines et européennes des médicaments pour la mise en circulation du vedolizumab.