Des Belges de l'association "Animaux en Péril" sont toujours très choqués de ce qu'ils ont vécu ce week-end dans les Landes, en France. Ils participaient à une manifestation mouvementée contre les corridas et la tauromachie et ont été évacués de force par la police. Françoise Maertens faisait partie des activistes anti-corrida. Elle est désormais de retour en Belgique et dresse le bilan des blessés: "Il y a eu 8 activistes blessés, dont un dans un état grave, puisque lui on l'a mis dans un coma artificiel, il a été héliporté jusque Bordeaux. Les autres, diverses fractures, on a même parlé d'une commotion cérébrale, donc pour l'instant on attend de leurs nouvelles", explique-t-elle au micro de notre journaliste Benjamin Samyn.
"J'ai été aspergé dans la bouche, dans les yeux, sur tout le visage, c'était atroce"
"J'ai été tiré dans le sable jusqu'à la sortie, à la sortie ce n'était plus du sable mais du béton. Ils m'ont tiré dehors. J'ai dit au policier 'Vous me faites mal', il m'a répondu 'C'est de votre faute, c'est vous qui l'avez voulu'. A la sortie il y avait un amas de foule. Ils ont commencé avec leurs bombes lacrymogènes. J'ai été aspergé dans la bouche, dans les yeux, sur tout le visage, c'était atroce", explique Maxime Neuskens, un autre militant également sur place.
"On est passé à côté d'un incident très grave"
Joël Goyheneix, le maire de Rion-des-Landes, dénonce l'attitude des manifestants: "Très bien organisés, avec une discipline quasi-militaire, qui étaient certainement des professionnels de l'agitprop, qui n'ont pas arrêté de provoquer les spectateurs, qui les ont insultés, oui, je crois qu'on est passé à côté d'un incident très grave", a-t-il déclaré.
"Valls dirige sa police contre les militants"
145 personnes ont participé de près ou de loin au mouvement. 16 d'entre eux font partie d'Animaux en Péril. Trois organisations de défense animale ont collaboré. Elles souhaitent la suppression complète de la corrida en France. "En France, on est toujours nulle part, particulièrement parce que le gouvernement français est gangrené par les afficionados et particulièrement par son ministre de l'intérieur, Manuel Valls, qui dirige sa police contre les militants. Il est un afficionado totalement convaincu", explique Jean-Marc Montegnies, président d'Animaux en Péril.
Une action similaire avait été réalisée il y a deux ans. Les manifestants ont bien l'intention d'en effectuer d'autres.
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