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lire Gardes de médecin suspendues dans le Tournaisis:"Je préfère être hors-la-loi que finir dans une caisse en bois"

mercredi 28 août 2013



Les médecins généralistes de la région Péruwelz-Bernissart, dans le Hainaut occidental, ont décidé de suspendre leur rôle de garde dès ce mardi soir à 22h. Cette action fait suite à . "Un médecin a été non seulement agressé mais kidnappé et séquestré durant la garde de nuit. C'est un fait tout à fait inacceptable. J'ai moi-même déjà été agressé lors d'une garde. Ces faits ne sont pas nouveaux", déplore Xavier Brou, médecin généraliste à Péruwelz au micro de Nathalie Pierard.

 

Les médecins ont l'obligation d'assurer la continuité des soins

198 médecins généralistes sont concernés ainsi que 200 000 habitants. En principe, les médecins ont l'obligation d'assurer la continuité des soins. Ici on est à la limite de la légalité. "Je dirai simplement que en cas de problème, on peut aller aux cliniques. On peut appeler le SMUR et en cas de vrai problème, on est d'accord d'être requisitionné", commente Thierry Van Vlaenderen, Président du cercle des Médecins généralistes du Tournaisis dans notre journal de 13h.

 

"La situation est bien trop grave"

"Ici, nous sommes dans l'urgence. La situation est bien trop grave. Nous sommes tous solidaires à ce qui est arrivé à notre collègue. Pour la même situation, il aurait pu mourir. Je suis peut-être un hors-la-loi à partir de 22h, je préfère être hors-la-loi que finir dans une caisse en bois", se justifie Xavier Brou. Les médecins réclament des réformes pour renforcer la sécurité. "On devrait pouvoir avoir un taxi avec un chauffeur qui nous amène jusqu'au malade pour ne pas être seul. On peut envisager d'autres solutions. UN GSM avec un bip qui indique où l'on se trouve. Et qu'on puisse avertir la police s'il y a un problème", propose le docteur Van Vlaenderen.


Le cabinet de la Ministre de la Santé annonce qu'une réunion se tiendra ce mercredi soir à Tournai pour tenter de débloquer la situation. Il rappelle que la réforme sur la continuité des soins est déjà à l'étude.





 
 







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