Peut-on augmenter le prix d'une location de voiture car la caution est payée en liquide ? Si ce n'est pas stipulé, on est tenté de dire "non". C'est pourtant ce qui est arrivé à Jérémy, qui a contacté la rédaction de RTL info via notre page .
En juillet dernier, il réserve une voiture via le site de TC Location, une entreprise présente depuis une vingtaine d'années à Bruxelles et à Liège. "J'apprends que cela me coutera 54euros au total, plus une caution à verser de 1000euros", nous a-t-il déclaré.
L'assurance devient obligatoire
La semaine passée, il se rend donc Avenue de La Couronne, pour payer la location et prendre la voiture. Au guichet, il veut déposer la caution en liquide. C'est là que les ennuis commencent.
"On m'a dit au guichet: 'ah non Monsieur, c'est 54euros si vous payer la caution par visa, mais comme vous payez en liquide, l'assurance complémentaire est obligatoire c'est donc 93euros au lieu de 54euros'. Je lui dit alors que ce n'était indiqué nulle part, et on me répond que c'est la loi".
"Le cash, c'est l'exception"
Mis devant le fait accompli et coincé - Jérémy avait évidemment besoin d'une voiture urgemment - il paie donc le prix fort. "Je trouve ce genre de pratique scandaleuse", a conclu Jérémy.
Une méthode pas très honnête de la part de TC Location, dont nous avons recueilli le témoignage. "La carte de crédit, c'est la règle. Le cash, c'est l'exception", nous a-t-on d'emblée déclaré au service contentieux de l'entreprise.
Les clients à risque
"C'est une mesure de sécurité pour nous: une carte de crédit offre plus de garantie que du cash, car le plafond est souvent plus élevé que 1.000euros".
Une mesure de précaution, donc, prise pour se protéger des mauvais payeurs. "Nous avons 20 ans d'expérience. Les gens qui viennent chez nous, souvent, n'ont pas les moyens de se payer une voiture. On sait que sans carte de crédit, il s'agit de client à risque. On les oblige donc à prendre une assurance complémentaire", qui couvre les dégâts matériels éventuels.
Il suffirait de le préciser...
TC Location prône donc l'usage des cartes de crédit ("il ne s'agit que d'une empreinte, comme dans les hôtels, on ne prélève rien"), mais oublie de mentionner le supplément dans ces conditions d'utilisations, que ce soit sur le site ou dans le mail de confirmation de réservation.
On n'ira donc pas jusqu'à parler d'une arnaque - le client peut se rétracter - mais plutôt d'une méthode qui manque de clarté. Bon à savoir, quoi qu'il en soit.
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