La N-VA a réclamé mardi la convocation de la Commission des Relations extérieures de la Chambre. Le député Peter Luykx souhaite entendre les explications du gouvernement à propos d'une participation éventuelle de la Belgique à une intervention en Syrie et demande que le débat ait lieu avant qu'une décision ne soit prise.
"Une telle réunion n'est pas nécessaire"
Le président de la Chambre, André Flahaut, a indiqué mardi n'avoir pas dans l'immédiat l'intention de convoquer de réunion de la Commission des relations extérieures de cette assemblée, en dépit de la demande du député N-VA, ainsi que d'une demande similaire du député Laurent Louis. M. Flahaut (PS), interrogé par l'agence Belga, leur a répondu qu'une telle réunion n'était pas nécessaire à ses yeux dans l'état actuel du dossier, tout en évoquant une concertation avec le Premier ministre Elio Di Rupo (PS également). Il n'a de surcroît "pas encore reçu la demande formelle de M. Luyckx", a-t-il assuré.
La Belgique attend plus d'informations de la part des inspecteurs de l'ONU
La Belgique n'a pas été approchée pour contribuer à une telle intervention, ont assuré de leur côté les Affaires étrangères, alors que après les accusations portées contre lui d'usage probable d'armes chimiques. "Nous attendons plus d'informations de la part des inspecteurs" de l'ONU chargés d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit, a indiqué le porte-parole du département, Hendrik Van De Velde, à l'agence Belga.
Une impression de déjà vu pour Flahaut
"Il faut laisser travailler les experts de l'ONU", a ajouté Mr Flahaut alors que aux côtés des Américains pour "punir" le régime syrien d'avoir "gazé des innocents". M. Flahaut, un ancien ministre de la Défense qui s'était opposé en 2003 à l'intervention américano-britannique en Irak sans aval du Conseil de sécurité de l'ONU, a avoué avoir avec la crise syrienne une impression de déjà vu. Il a souligné que même les Etats-Unis semblaient faire preuve de prudence face au régime au pouvoir à Damas.
La Belgique partage le point de vue de l'Allemagne
La Belgique estime notamment - comme l'Allemagne - qu'une intervention en Syrie nécessite l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU, a poursuivi le porte-parole du Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères, en insistant pour que "tous les efforts soient entrepris" en vue de l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité.
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